La fuite des cerveaux est désormais vue comme un réservoir de compétences marocaines à l’étranger. Un programme a été mis en place pour les impliquer dans le développement du pays. Le Maroc, à l’instar de nombre de pays en développement, souffre de la fuite des cerveaux. L’émigration concerne de plus en plus les compétences hautement qualifiées, un potentiel non exploité. Et il est naturel pour les scientifiques marocains d’aller vers les pays développés où ils s’attendent à trouver de meilleures conditions. Les raisons du départ sont nombreuses. En premier lieu, «le manque de moyens et de valorisation», affirme Abdelâdim Moumen, chercheur marocain à l’université St George’s à Londres. Mais les moyens matériels ne sont pas les seuls éléments déterminants. Car la recherche scientifique est une culture. Et au Maroc, «nous n’avons pas encore cette culture de la recherche», note Moumen. Cependant, pour le gouvernement, cette émigration n’est pas une perte définitive et irréversible, dans l...